Les puces ADN et miRNA

Les puces à ADN encore appelées puces d’expressions sont utilisées par le Laboratoire GENEX pour cribler la totalité du génome humain (60 000 séquences géniques).
Les ARNs extraits de cellules ou de tissus sont transformés en ADN complémentaires (ADNc) par la technique de rétrotranscription (RT) et marqués par un fluorochrome, la cyanine (la cyanine 3 –coloration vert; la cyanine 5-coloration rouge). Les ADNc marqués sont hybridés sur des spots (ou point) contenant des fragments d'ADN, en même temps que l'ADNc étalon.

Après analyse par un scanner à très haute résolution l’intensité émise par la fluorescence sera quantifiée. La comparaison des intensités entre un échantillon traité versus un échantillon control nous permettra de mettre en évidence si l’expression d’un gène est activée ou inhibée. Lorsqu’un gène est activé en réponse au traitement, il synthétise un messager nommé ARNm qui sera responsable de la synthèse des protéines.

L'intérêt du criblage à grande échelle ?

Les gènes/protéines travaillent de concert et un seul gène ne peut à lui seul rendre compte de l’activation d’un processus.

Revendiquer une allégation nécessite d’identifier un « réseau fonctionnel » dans lequel plusieurs gènes vont interagir directement ou indirectement. La fonction de ces gènes peut n’avoir jamais été documentée au niveau du tissu cutané et l’implication de ces gènes, mettant en valeur la spécificité de l’actif, est une source d’innovation.

Les puces miRNA
A partir des ARN totaux, il est possible d’extraire les miRNA (23 à 25 nucléotides) et de les quantifier via l’utilisation de puces miRNA. Cette quantification permet d’évaluer la modulation de l’expression des miRNA présents au sein d’un échantillon traité versus l’échantillon control et par conséquent d’identifier l’impact d’un actif sur leur synthèse. Le génome humain comprendrait environ 1000 gènes à l’origine de la synthèse de miRNA qui réguleraient environ 60% des gènes (consultez la lettre d’information #2 pour plus d’informations).